Témoignages
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-Tu es arrivé au Vietnam sans parler un mot : comment se passaient tes premières semaines ?
–Nicolas Thanh : Je suis arrivé à Saïgon en 2012. À l’époque, les smartphones et Google Traduction n’étaient pas aussi performants pour le vietnamien, ce qui créait beaucoup de malentendus. Le vietnamien n’utilise pas vraiment le « je » et le « tu », mais des termes familiaux (« maman », « enfant », etc.), ce que j’ignorais.
De plus, mon anglais était très moyen. Mes premières semaines, si je n’étais pas avec un ami vietnamien, je devais me reposer sur un langage non verbal très aléatoire. Conséquence : je payais systématiquement le « prix touriste » ou « expat ». Je savais que je pouvais payer moins cher (pour une simple bouteille d’eau par exemple), mais la barrière de la langue m’en empêchait. Même dans le taxi, pour indiquer la direction, j’étais obligé de faire de grands signes de la main.
-En quoi parler vietnamien a changé ta vie, quels avantages cela t’as t’il apprortés ?
–Nicolas Thanh : C’est le meilleur investissement que j’ai fait pour ma vie au Vietnam. Apprendre une langue, c’est apprendre les codes de ses habitants. On comprend comment ils communiquent, comment ils transmettent leurs idées et se mettent en mouvement collectivement.
On passe du statut d’observateur à celui d’acteur. Tout devient plus fluide : on comprend la voisine, on n’a plus besoin d’interprète ou de passer par l’anglais, et on obtient ce qu’on veut instantanément. Finalement, on se sent vraiment chez soi dans un pays étranger.
-Quel a été ou ont été les les plus grosse difficulté rencontrées pour parler ? S’agissait-il de la prononciation ? Comment as-tu surmonté tes difficultés, quelle'(s) quelle(s) soi(en)t ?
-Nicolas Thanh : Le premier gros palier a été de comprendre que le vietnamien se chante. Il faut faire le perroquet et répéter exactement la même mélodie et la même tonalité que son interlocuteur. Pour un Français, c’est très déstabilisant : en France, singer quelqu’un est un manque de respect, alors qu’au Vietnam, c’est précisément ce qui fait dire aux locaux que vous parlez bien leur langue. C’est encore aujourd’hui ma plus grande difficulté.
L’autre difficulté concerne les mots qui semblent identiques à l’écrit, mais dont le sens change radicalement (jusqu’à 6 manières différentes) selon l’accent. Il y a beaucoup de faux amis. Cependant, venant du français qui possède une grammaire très complexe, l’apprentissage du vietnamien reste globalement abordable.
-Que dirais-tu à un Français convaincu que le vietnamien est impossible à apprendre ?
–Nicolas Thanh : Je lui dirais qu’il n’a tout simplement pas encore trouvé sa motivation profonde. Il est tout à fait possible d’atteindre un niveau A2 assez facilement avec les bonnes méthodes.
Il y a effectivement un « plateau » très difficile la première semaine, voire le premier mois, où l’on a l’impression de ne rien comprendre et de ne pas savoir prononcer. Mais une fois ce cap franchi, cela devient assez simple de se faire comprendre. 90% des expats n’atteignent pas ce niveau car ils abandonnent dès les premières semaines par manque de motivation (se disant que l’anglais suffira pour un ou deux ans sur place), et non parce que la langue est impossible.
–Nicolas Thanh : Je suis arrivé à Saïgon en 2012. À l’époque, les smartphones et Google Traduction n’étaient pas aussi performants pour le vietnamien, ce qui créait beaucoup de malentendus. Le vietnamien n’utilise pas vraiment le « je » et le « tu », mais des termes familiaux (« maman », « enfant », etc.), ce que j’ignorais.
De plus, mon anglais était très moyen. Mes premières semaines, si je n’étais pas avec un ami vietnamien, je devais me reposer sur un langage non verbal très aléatoire. Conséquence : je payais systématiquement le « prix touriste » ou « expat ». Je savais que je pouvais payer moins cher (pour une simple bouteille d’eau par exemple), mais la barrière de la langue m’en empêchait. Même dans le taxi, pour indiquer la direction, j’étais obligé de faire de grands signes de la main.
-En quoi parler vietnamien a changé ta vie, quels avantages cela t’as t’il apprortés ?
–Nicolas Thanh : C’est le meilleur investissement que j’ai fait pour ma vie au Vietnam. Apprendre une langue, c’est apprendre les codes de ses habitants. On comprend comment ils communiquent, comment ils transmettent leurs idées et se mettent en mouvement collectivement.
On passe du statut d’observateur à celui d’acteur. Tout devient plus fluide : on comprend la voisine, on n’a plus besoin d’interprète ou de passer par l’anglais, et on obtient ce qu’on veut instantanément. Finalement, on se sent vraiment chez soi dans un pays étranger.
-Quel a été ou ont été les les plus grosse difficulté rencontrées pour parler ? S’agissait-il de la prononciation ? Comment as-tu surmonté tes difficultés, quelle'(s) quelle(s) soi(en)t ?
-Nicolas Thanh : Le premier gros palier a été de comprendre que le vietnamien se chante. Il faut faire le perroquet et répéter exactement la même mélodie et la même tonalité que son interlocuteur. Pour un Français, c’est très déstabilisant : en France, singer quelqu’un est un manque de respect, alors qu’au Vietnam, c’est précisément ce qui fait dire aux locaux que vous parlez bien leur langue. C’est encore aujourd’hui ma plus grande difficulté.
L’autre difficulté concerne les mots qui semblent identiques à l’écrit, mais dont le sens change radicalement (jusqu’à 6 manières différentes) selon l’accent. Il y a beaucoup de faux amis. Cependant, venant du français qui possède une grammaire très complexe, l’apprentissage du vietnamien reste globalement abordable.
-Que dirais-tu à un Français convaincu que le vietnamien est impossible à apprendre ?
–Nicolas Thanh : Je lui dirais qu’il n’a tout simplement pas encore trouvé sa motivation profonde. Il est tout à fait possible d’atteindre un niveau A2 assez facilement avec les bonnes méthodes.
Il y a effectivement un « plateau » très difficile la première semaine, voire le premier mois, où l’on a l’impression de ne rien comprendre et de ne pas savoir prononcer. Mais une fois ce cap franchi, cela devient assez simple de se faire comprendre. 90% des expats n’atteignent pas ce niveau car ils abandonnent dès les premières semaines par manque de motivation (se disant que l’anglais suffira pour un ou deux ans sur place), et non parce que la langue est impossible.
Coursdevietnamien.fr a accompagné plus de 200 élèves ces dernières années en utilisant la méthode Thay SEB sur les différentes formules (en ligne, en groupe, méthode tourisme, commando…)
Voici quelques témoignages recueillis par des élèves.
Rares sont les Français qui parlent et se font comprendre en vietnamien, c’est toute la difficulté de la langue. La plupart de mes élèves ont essayé des années avant de venir…
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