Guide pour expats
Bienvenue dans votre guide ultime pour vivre au Vietnam !
S’installer au Vietnam est une aventure fascinante qui demande autant d’enthousiasme que d’organisation. Pensé par et pour la communauté, ce site est votre boussole pour réussir votre expatriation de A à Z. Dès la préparation de votre départ (démarches, valise, état d’esprit) jusqu’à la gestion de l’incontournable paperasse (visa, permis de travail, carte de résident), nous vous accompagnons à chaque étape. Que vous cherchiez à trouver un emploi ou à entreprendre, à dénicher le logement idéal en évitant les pièges, ou à comprendre les subtilités de la banque et de l’assurance, vous trouverez ici des conseils concrets. Plongez dans la vie quotidienne : apprenez à dompter la circulation en moto, décryptez les différences culturelles au bureau comme dans la rue, et découvrez le vrai rythme de vie local. Enfin, profitez du pays grâce à nos recommandations de tourisme vues par des résidents et explorez notre carte et annuaire exclusifs pour dénicher les meilleurs bons plans de la communauté.
FAUT-IL APPRENDRE LE VIETNAMIEN AVANT DE PARTIR ?
Interview de Nicolas Thanh arrivé après que je sois rentré en France, il est une référence d intégration au Vietnam et maitrise la langue dont nous tombons d accord sur la façon d’apprendre, basée sur le bon sens uniquement: voyez son guide d expatriation
Note : L’article final a pour titre retenu « Apprendre le vietnamien en tant qu’expat, par où commencer ? », un angle générique parfaitement adapté à la ligne éditoriale de French Expat Vietnam. Voici le retour d’expérience d’un expatrié installé au Vietnam depuis 2012.
1. Tu es arrivé au Vietnam sans parler un mot : comment se passaient tes premières semaines ?
Je suis arrivé à Saïgon en 2012. À l’époque, les smartphones et Google Traduction n’étaient pas aussi performants pour le vietnamien, ce qui créait beaucoup de malentendus. Le vietnamien n’utilise pas vraiment le « je » et le « tu », mais des termes familiaux (« maman », « enfant », etc.), ce que j’ignorais.
De plus, mon anglais était très moyen. Mes premières semaines, si je n’étais pas avec un ami vietnamien, je devais me reposer sur un langage non verbal très aléatoire. Conséquence : je payais systématiquement le « prix touriste » ou « expat ». Je savais que je pouvais payer moins cher (pour une simple bouteille d’eau par exemple), mais la barrière de la langue m’en empêchait. Même dans le taxi, pour indiquer la direction, j’étais obligé de faire de grands signes de la main.
2. Dans ton cas tu as appris à parler une fois sur place. Qu’est-ce qui t’a motivé à te mettre à apprentissage du vietnamien ? Est-ce l’université qui a permis de déclencher chez toi l’apprentissage de rue ? Si oui pourrais tu parler les éléments qui t’ont permis d’apprendre à apprendre le Vietnamien par toi-même par la suite ?
Ce qui m’a motivé, c’est de décider de faire du Vietnam mon projet de vie. J’ai mis un an et demi avant de m’y mettre, le temps de m’assurer que je voulais y établir ma carrière. Je savais que j’allais travailler avec des Vietnamiens au quotidien et, par respect pour mon pays d’accueil, je voulais le faire dans leur langue plutôt qu’en anglais, qui était une langue étrangère pour nous tous.
Au début, mon « apprentissage de rue » se limitait à demander du feu, commander un café ou prendre un taxi. Le vrai déclencheur a été de suivre quatre mois intensifs à l’Université des Sciences Sociales et Humaines de Saïgon. Ce programme m’a donné la confiance nécessaire pour être à l’aise dans la rue, oser demander comment se disaient les choses, et utiliser des outils de traduction pour améliorer ma prononciation en autonomie.
3. En quoi parler vietnamien a changé ta vie, quels avantages cela t’as t’il apprortés ?
C’est le meilleur investissement que j’ai fait pour ma vie au Vietnam. Apprendre une langue, c’est apprendre les codes de ses habitants. On comprend comment ils communiquent, comment ils transmettent leurs idées et se mettent en mouvement collectivement.
On passe du statut d’observateur à celui d’acteur. Tout devient plus fluide : on comprend la voisine, on n’a plus besoin d’interprète ou de passer par l’anglais, et on obtient ce qu’on veut instantanément. Finalement, on se sent vraiment chez soi dans un pays étranger.
4. Quel a été ou ont été les les plus grosse difficulté rencontrées pour parler ? S’agissait-il de la prononciation ? Comment as-tu surmonté tes difficultés, quelle'(s) quelle(s) soi(en)t ?
Le premier gros palier a été de comprendre que le vietnamien se chante. Il faut faire le perroquet et répéter exactement la même mélodie et la même tonalité que son interlocuteur. Pour un Français, c’est très déstabilisant : en France, singer quelqu’un est un manque de respect, alors qu’au Vietnam, c’est précisément ce qui fait dire aux locaux que vous parlez bien leur langue. C’est encore aujourd’hui ma plus grande difficulté.
L’autre difficulté concerne les mots qui semblent identiques à l’écrit, mais dont le sens change radicalement (jusqu’à 6 manières différentes) selon l’accent. Il y a beaucoup de faux amis. Cependant, venant du français qui possède une grammaire très complexe, l’apprentissage du vietnamien reste globalement abordable.
5. Que dirais-tu à un Français convaincu que le vietnamien est impossible à apprendre ?
Je lui dirais qu’il n’a tout simplement pas encore trouvé sa motivation profonde. Il est tout à fait possible d’atteindre un niveau A2 assez facilement avec les bonnes méthodes.
Il y a effectivement un « plateau » très difficile la première semaine, voire le premier mois, où l’on a l’impression de ne rien comprendre et de ne pas savoir prononcer. Mais une fois ce cap franchi, cela devient assez simple de se faire comprendre. 90% des expats n’atteignent pas ce niveau car ils abandonnent dès les premières semaines par manque de motivation (se disant que l’anglais suffira pour un ou deux ans sur place), et non parce que la langue est impossible.
6. Aujourd’hui tu vis et travailles en trois langues : ça ressemble à quoi au quotidien ?
Au quotidien, je gère des développeurs vietnamiens et des clients français. Ma plus grande difficulté aujourd’hui avec mon équipe locale n’est pas la langue, mais leurs compétences en communication (expliquer le code, ou la peur de l’autorité du manager).
Mon rôle consiste à clarifier les choses avec eux en vietnamien, puis à retranscrire et retraduire le contexte et l’avancement technique à mes clients en France. Paradoxalement, l’utilisation de l’anglais diminue dans mon quotidien : je privilégie le français exclusif avec mes clients (qui préfèrent éviter l’anglais) et le vietnamien exclusif avec mes développeurs, en faisant moi-même le pont entre les deux.
💡 Bonus : Recommandations annexes pour la vie d’Expat au Vietnam
1. Se déplacer (Permis / Grab / Moto)
Grab : À utiliser dès l’arrivée en sortant de l’avion, si vous avez la moindre appréhension dans le trafic, ou si vous avez bu ne serait-ce qu’une goutte d’alcool.
2. Le logement et le budget
En couple ou trentenaire : Privilégiez un appartement (plus sécurisé avec des gardiens) ou une maison (plusieurs étages pour séparer les ambiances et les odeurs de cuisine).
Budget : Vivre avec moins de 1000€ par mois est trop précaire pour une expatriation sur le long terme. Si on vous propose ce salaire, négociez au moins 1500€ pour démarrer ou demandez des évolutions rapides.
3. Trouver un travail
4. Les Visas et l’installation
Raison personnelle : Être marié(e) à une personne vietnamienne ou avoir des origines ouvre la voie à une exemption de visa de 5 ans ou une carte de résident de 3 ans.
Investisseur : Créer sa société ou investir du capital (ex: environ 120 000€) permet d’obtenir des visas/cartes de résidents liés à l’entreprise.
Salarié : C’est la voie classique (Permis de travail menant à une carte de résident temporaire de 2 ans renouvelable).


